
vendredi 02 janvier
13:51, tendis que les autres se réjouissent de vivre dans une nouvelle air, tendis que tous ces couillons rirent de bonheur, tendis qu'ils vivent ensemble et bien rapprochés; moi; seule et pleins de dégout je regarde pathétiquement leur bonheur rayonner de stupidité. Pour certaines personnes, j'ai pris les mots, je me suis accommodé au respect et aux formules de politesse, pour les gens qui méritent, ils ont eu mes mots. Toute cette solitude en période de fête me donne tant de dégout. Six jours à Lille, une semaine au bout du monde... Le froid glacial qui anesthésie la douleur des mots, cet instant pur et saint à la fois. Ces personnes, qui partagent avec moi les liens du sang me manque déjà; et elles sont au bout du monde. Dans les bras de cette gosse de 13ans, j'ai perdu toute mes inquiétudes, dans ses bras j'aurai voulu rester perchée si longtemps. Puis Dunkerque et cette fille, si sublime, si magique... J'aurai pu être cet enfant marchant délicatement dans le sable avec sa présence comme seule réconfort. Bon iver nous accompagné. Dans le train, en partant, j'avais ses larmes muettes qui me disaient qu'elle serait de nouveau loin, loin de moi. J'avais tellement regret de n'avoir pas oser la serrer dans mes bras. Je crois que je l'aime, pour la énième fois. ma douce amie virtuelle à enfin pris ces couleurs si réelles dans le fond de mes yeux.